Les 5 étapes du BURN IN – L’anti-chambre du BURN-OUT

Le burn-out est un syndrome vicieux qui s’installe très lentement et insidieusement.

Et si chacune a entendu parler du « burn-out », qui connaît son prédécesseur ? le burn-in.

Pourtant c’est bel et bien ce phénomène annonciateur qu’il faut guetter – et éviter – avant que le corps ne sonne l’alerte générale en s’écroulant.

Le « burn-in », a été théorisé par le psychologue américain Cary Cooper. 

Il  décrit le mécanisme par lequel l’individu s’épuise sans l’admettre, car  il se croit indispensable. 

Qu’y a-t-il à donc à l’origine d’un burn-out ?

Les forts challenges professionnels, les périodes d’activité intense, de changement ou de réussite vont alimenter un besoin de se surpasser et un sentiment de toute-puissance.

L’adrénaline est un moteur puissant et enivrant mais jour après jour, semaine après semaine, mois après mois et quelquefois, années après années chez certaines femmes, tout l’être va s’épuiser. Le corps, le système nerveux, le mental, les émotions et l’âme s’effondrent.

Chez la majorité des femmes, on retrouve 5 étapes vers cette descente aux enfers. Le plus vicieux, c’est que pendant cette période la victime est persuadée que tout va bien, elle s’épuise sans l’admettre.

Décortiquons le processus !

Le surfonctionnement – tu te sens toute puissante, tu donnes tout, tu es en mode guerrière !

Cette étape du burn in est une période de surchauffe. Il s’agit d’être dans le surinvestissement dans une période que l’on pense, au départ, être de courte durée.

On se dit que l’on pourra se reposer quand tout sera terminé.

Le volume horaire de travail augmente, on rentre de plus en plus tard, la vie privée devient mineure. Le temps de travail s’étend pour finir par une systématisation du travail le soir et week-end.

Cela devient une normalité.

C’est particulièrement saisissant pour les cadres et les entrepreneurs notamment.

Le sommeil est de moins en moins réparateur.

Le plaisir lié à l’activité professionnelle commence à diminuer.

Les efforts déployés ne suffisent plus, pourtant, au lieu de remettre en cause l’organisation du travail, et de prendre de la distance pour y réfléchir à tête reposée, on redouble d’efforts.

Arrive alors les moment où l’on se reproche ses propres manquements dans l’atteinte des objectifs souvent irréalistes.

Le toujours plus commence à épuiser nos réserves, sans que l’on soit capable de ralentir et de se préserver.

La saturationtu en a marre, tu es dégoûtée, ton corps hurle mais tu tiens bon !

L’organisme, le système nerveux et le mental  sont de plus en plus épuisés.

Cette sur-sollicitation sur une grande période sans gestion du stress, de la fatigue et sans écoute du corps provoquent des difficultés de concentration et de mémorisation, ce qui  rendent le travail encore plus difficile et encore moins efficace. 

Petit à petit, il faut plus d’énergie et plus de temps pour produire les mêmes résultats qu’auparavant. L’état d’épuisement s’amplifie. On se dit qu’il faut tenir bon le temps d’atteindre l’objectif. Tout nous semble normal.

Durant cette étape, apparaissent des douleurs physiques, des maux de têtes ou de dos. 

Sur le plan émotionnel, la gestion des émotions est plus difficile, ce qui entraîne une plus grande irritabilité, une sensibilité exacerbée et des peurs. On devient plus difficile à gérer pour son entourage et l’environnement nous énerve de plus en plus. 

L’échec des mécanismes d’adaptation, de compensation et de défense amplifie ton sentiment de stress. Tu veux que ça s’arrête mais tu ne veux rien lâcher !

Installée dans cet engrenage, on commence à mettre en place des stratégies pour donner le change et essayer de continuer à performer au même niveau. 

On ne supporte pas l’idée d’être faible et que cela puisse se voir, alors on redouble d’efforts alors que nos  capacités physiques et cognitives sont de plus en plus diminuées. 

Ce nouvel état physique et mental va  progressivement faire naître un sentiment d’incompétence. 

Voilà, le stress chronique est installé et la mécanique qui mène au burn-out est en place !

C’est le moment parfait pour agir et éviter le burn-out et l’ensemble des conséquences sur les domaines personnel, professionnel, familial, amoureux, financier et social. 

Le repli sur soi – les gens te saoulent, tu as le sentiement qu’ils bouffent ton temps, tu préfères rester dans ton coin !

Cette étape est particulièrement dangereuse et violente psychologiquement. Pendant cette phase, on s’isole des autres pensant se protéger mais se plaçant en réalité dans une situation encore plus fragilisante. 

On continue de s’agiter et de se débattre avec nos obligations malgré le sentiment d’épuisement physique, émotionnel et mental. On se répète qu’il faut tenir ! Tout est lourd à porter, à supporter mais on se dit intérieurement que l’on doit tenir car ce n’est pas le moment de lâcher !

On ne fait pas de pause, histoire de ne pas se mettre encore plus en retard. S’arrêter fait culpabiliser, notre cerveau nous rappelle sans cesse tout ce qui reste à faire.

La sprint  ne semble pas avoir de fin. Les vacances semblent impossible pour le moment.

Les déjeuners entre collègues  ou en amoureux le midi  sont systématiquement déclinés. Pas le temps, trop de travail ! Progressivement, le Moi social disparaît sous un Moi professionnel. 

Le Moi s’effaçant, le déséquilibre entre vie pro et perso se creuse. 

Le week-end la désocialisation s’accentue, faute d’énergie pour répondre favorablement aux invitations. 

Les besoins biologiques disparaissent avec le Moi. On ne sait plus ce que l’on veut et de quoi on a réellement besoin pour se sentir bien. La qualité de l’alimentation, l’activité physique  et le repos sont négligés et la vie personnelle, familiale,  amoureuse  et amicale disparaît.

L’implosiontu te regardes exploser en vol sans pouvoir réagir !

C’est la phase de surchauffe et de déni. 

On tient ! Malgré cela,  les ressources sont désormais très sérieusement et profondément entamées. Notre physiologie est déjà  abîmée et le corps compense comme il peut. 

C’est une période de déni pendant laquelle on est incapable de réagir, de poser des actions nouvelles pour apporter une solution.  Les remarques et avertissements de l’ entourage professionnel et personnel qui se rend bien compte que quelque chose ne va pas, restent lettre morte. 

En situation de burn in , s’écouter et prendre soin de soi paraît totalement impossible. Pas le temps, c’est la course. 

Les appels au repos agacent et peuvent même mettre en colère la femme en burn in.  Elle se sent incomprise.

Il lui semble  impossible de s’arrêter ; le risque est trop grand de voir tous ses efforts s’écrouler.

Cette angoisse permanente explique l’irritabilité grandissante ainsi que les accès de colère de plus en plus fréquents. On sait ce qu’on doit faire mais on en est totalement incapable, le travail est devenu le plus important.

Le corps tente d’envoyer des alertes par différents maux,  mais nous sommes incapable  d’écouter les injonctions à s’arrêter. 

Le burn-out est engagé !

Les 4 questions à te poser :

  1. Où en suis-je actuellement ?
  2. Qu’est-ce qui fait que j’en suis arrivée là ?
  3. Qu’est ce qui risque d’arriver si je ne change rien ?
  4. Quelle petite action quotidienne puis-je mettre en place pour commencer à ralentir dans ma tête ?

Que faire ?

Et si tu veux aller plus loin, retrouver ta sérénité intérieure, transformer les éléments internes qui t’ont mené là, mettre en place de nouvelles habitudes de régulation du stress au niveau physiologique, nerveux, mental et émotionnel, je t’invite à t’inscrire sur la liste d’attente du prochain accompagnement de groupe.

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