Comment descellérer maintenant pour mieux accélérer plus tard… sans stress.

La période des vacances est arrivée et vous êtes heureux car enfin pour allez pouvoir vous reposer. Du moins, c’est que que vous pensez et ce que vous dites mais quelles est la réalité ? Vous avez plein de projets pour ces vacances n’est ce pas ?

Souvent, nous cherchons à cocher des cases et à profiter au maximum de cette liberté tant attendue. Au point de revenir des vacances épuisé d’avoir trop couru, vu de monde, visité, comme si nous avions du temps à rattraper et qu’il fallait en faire plus, toujours plus pour que les vacances soient bonnes.

Si vous êtes dans ce cas, cet article va certainement vous être d’une grande aide.

Les vacances sont pour beaucoup un moment où l’on souhaite faire tout ce que nous n’avons pas eu le temps de faire les 6 derniers mois ou tout au long de l’année. Ne rien faire, c’est bien la dernière chose que vous aviez en tête ? N’est ce pas ?

Dans le Gai Savoir, Friedrich Nietzsche annonce : « On a maintenant honte du repos : la longue méditation provoque presque des remords. On ne pense plus autrement que montre en main, comme on déjeune, le regard fixé sur les bulletins de la Bourse – on vit comme quelqu’un qui sans cesse pourrait laisser échapper quelque chose. Faire n’importe quoi plutôt que rien. » 

Pendant les vacances, c’est comme pendant les week-end, nous oublions très souvent de se mettre en mode « PAUSE ». Ne rien faire c’est rêvasser, être absent et être dans la lune. On pourrait croire que nous avons encore peur de l’ennui comme lorsque nous étions enfant.

Mais lorsqu’on est adulte, ne rien faire ce n’est plus de l’ennui, c’est de la plénitude, du bonheur, un moment de grâce . Ne rien faire 30 mn à 1 heure, chaque jour, est vraiment essentiel dans la gestion et la transformation du stress qui s’est emmagasiné dans le corps tout au long des journées de travail. Toutes l’année, on se trouve des excuses pour ne pas faire de pause. Alors, lorsque les vacances sont là, pourquoi devriez vous, vous en priver ?

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A l’école, lorsque nous sommes petits, il nous est demandé de raconter nos vacances lorsque l’école reprend. Nous voulons briller et être celui qui en a fait plus que les autres. Ne rien faire pendant les vacances ce serait pour les looser ? Et bien détrompez vous car c’est en faisant une vraie pause physique, mentale, loin des émotions négatives que l’on se préparer à être en mesure de performer à la rentrée.

Tout comme nous avons le jour pour agir, nous avons la nuit pour nous reposer et nous préparer à l’action.

Dans le monde agricole, les vacances étaient inutiles, car le climat dictait le rythme du travail et du repos tout au long de l’année.

Désormais avec les rythmes effrénés que le monde connait, à quel moment comptez vous laisser votre corps se reposer, se prélasser ?

Faire puis ne rien faire font partie de la vie. Pourtant, nous ne suivons plus les cycles de la nature pour se reposer, se ressourcer, nous sommes déconnectés de nos besoins vitaux.

Permettez mois de vous poser quelques questions qui pourraient vous aider à vous connecter à vos besoins réels pendant ces vacances.

  • A quel moment votre corps va t-il pouvoir se régénérer, se détoxifier ?
  • A quel moment comptez vous laisser l’énergie remplir vos batteries ?
  • A quel moment comptez vous laisser votre mental rêvasser, n’avoir aucune pensée consciente, pour laisser votre inconscient faire une peu de nettoyage ?
  • A quel moment comptez vous mettre vos émotions en mode écoute et non plus en mode alarme ?
  • A quel moment comptez vous reposer votre matérialité pour vous reconnecter à la nature, au sentiment de joie pure et sans raison ?
  • A quel moment allez vous être un enfant ?

De quoi avez vous vraiment besoin pendant ces vacances pour être heureux et en pleine forme à la fin des vacances ?

L’équilibre est nécessaire en tout. Pour être équilibré, nous avons besoin de reposer ce que nous avons usé toute l’année.

Avant de courir de nouveau et d’avoir une activité intense, il est nécessaire d’avoir une absence d’activité et une nuit de 8 heures n’est certainement pas suffisante face à 16 heures d’activité du levé au coucher, 365 jours par an. Il vous faut mettre l’action en vacances. Même 30 minutes à quelques heures par jour.

Ne rien faire, c’est commencer par faire silence. Comment fait on silence ?

Je vous propose 5 façons de faire silence pendant vos vacances :

1- Le silence du corps. Mettez votre cerveau au repos, posez vous dans un endroit calme et bullez, faites le paresseux, prenez le temps de respirer. Observez votre corps au repos.

2- Le silence acoustique. Offrez vous un moment de silence total, juste vous et le silence de la nature.

3- Le silence de l’attention. Déconnectez votre esprit, ne pensez plus à rien, ne vous projetez pas, soyez oisif, seul le moment présent est important. Méditez ! La seule attention permise est sur votre souffle.

4- Le silence des yeux. Fermez les yeux. Faites la sieste sans sommeil de Dali.

5- Le silence de la parole. Taisez-vous ! La parole est d’argent et le silence est d’or. Se taire repose le cors et l’esprit.

Le silence des sens, voilà un grand bonheur bien mal connu. Car dès que nous posons le pied hors du lit nous allons mettre tous nos sens en actions, nous allons réagir et sur-réagir à tout ce qui nous entoure et le bonheur peut alors nous échapper.

Ne rien faire peut sembler inutile, une perte de temps, de la fainéantise et pourtant … Ne rien faire est tellement indispensable. Ne rien faire, cela ne coûte rien ! Mais rapporte énormément.

Pouvez vous imaginez des vacances avec de longues nuits, des matins sans téléphones, sans réseaux sociaux, sans planification, sans organisation. Des vacances dont le seul but serait de vivre en étant connecté avec soi, avec ses besoins profonds, cela vous paraît inconcevable ?

Ne rien faire est la meilleure parade contre la surchauffe mentale. Le problème c’est qu’il faut souvent atteindre des pics de stress chroniques ou un burn out, pour les moins chanceux, pour en prendre conscience .

C’est une erreur de croire qu’il n’y a que le travail rémunéré qui nous épuise, nous fatigue et nous consume. Pensez vous que les vacances c’est le repos, peu importe ce que nous faisons ? Pensez à ces voyages organisés qui vous obligent à vous lever tôt, à visiter au pas de courses, à manger des quantité astronomique de nourriture.

Ce sont des vacances ? Pour qui ? Pas pour votre système digestif ou pour votre esprit. Nous cherchons souvent notre mission de vie en oubliant notre mission principale : prendre soin de soi et les vacances sont l’un des moment idéal.

Alors comment se reposer concrètement pendant les vacances ?

1- Organiser ses vacances en prenant soin de dormir selon ses besoins.

2- Mettre de côté pour un temps les e-mails et tout ce qui peut causer des soucis.

3- Manger de façon raisonnable pour ne pas donner trop de travail au corps ou faites de petits jeûnes.

4 – Faire une sieste tous les jours.

5- Respirer, se promener, marcher.

6 – S’observer, s’écouter.

7 – Prendre le temps, refuser de courir.

8- Essayez la méditation.

9- S’occuper de soi !

10- Profitez de ce moment de vacances pour être constamment en gratitude.

C’est ça les vacances ! Prendre le temps de se reposer !

Les vacances sont là pour nous permettre un vrai repos. Comment voulez vous recharger votre téléphone tout en continuant à l’utiliser ? C’est peine perdue !

Avant de remplir son mental et booster sa vie il faut prendre soin de le vider afin d’éviter le débordement, la surchauffe.

Et si les vacances étaient un voyage dans le vaste monde de notre être intérieur, il y a tellement de paysages à découvrir. On nous a appris à voyager dans la partie la plus grossière du monde matériel mais nous avons aussi tout un nouveau monde bien plus subtil à découvrir !

Voilà comment les vacances nous préparent à révéler notre plein potentiel, en explorant le subtil, l’émotionnel, la connexion entre nous et la vie.

Comment se fait il que nous voyageons partout dans le monde pendant les vacances sans jamais prendre le temps de voyager dans notre monde intérieur, celui du silence.

Jeanne-Sophie MEPOR

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